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A travers cette présentation nous allons essayer de cerner la question en regardant comment la tradition musulmane s’est emparée de cette question à travers ses approches du texte coranique et la tradition prophétique. Nous proposerons une illustration significative de la question.

1 Le corps symbole du divin :

Pour le croyant, Dieu est le but final d’une vie pleinement vécue en Sa présence et non une récompense promise pour la fin de sa vie. Ce qu’illustrent les trois mutations de l’être : nous venons du monde de la préexistence, pour passer dans celui de l’existence, avant d’aller dans celui de l’éternité. Le corps participe pleinement de ce cheminement de par ses fonctions biologiques, sociales que spirituelles. Ainsi le Coran utilise trois termes distincts pour désigner le corps : badan, jassad et jism

 

LE CORPS, OBSTACLE OU CHEMIN, SELON LES ECRITURES CHRETIENNES
avec Catherine Ciceron et Christian Bouzy

I-                    Le mépris du corps dans la tradition chrétienne occidentale

Dans la philosophie de Platon comme dans la religion chrétienne, le corps humain a souvent été considéré comme l’instrument du péché, et une partie inférieure et négligeable de l’être humain par rapport à l’esprit ou l’âme souvent portée aux nues. L’opposition entre le corps périssable et l’âme immortelle est un trait culturel qui structure en profondeur notre société occidentale. C’est à partir de ce prisme déformant que nous avons lu et interprété la bible. Ainsi, le corps a été longtemps objet de mépris et de méfiance. On lui a infligé corrections et souffrances dans le but de le diminuer autant que faire se peut. On a considéré la sexualité comme lieu de déchaînement du mal.

 

 
 

Groupe Abraham de la Duchère : « Le corps un obstacle ou un chemin vers la spiritualité ? »

 La vision du Judaïsme.

Nos traditions monothéistes ont une position ambigüe quant à la place du corps dans la relation à la spiritualité et au divin. Le judaïsme n’y échappe pas. Cependant à y regarder de plus près, le corps en tant qu’animé par l’Esprit est bien présent dans nos textes et y occupe une place considérable ne serait-ce que par l’importance des prescriptions qui le concernent. Certes la Torah n’a de cesse de stigmatiser les pratiques païennes « des hauts lieux » où se pratiquaient des orgies sacrées. Les maitres du talmud dénoncent le culte du corps de la période hellénistique. (Ce qui n’empêchait pas Rabbi Gamaliel de se rendre aux bains à Césarée, décorés de la statue de la déesse Aphrodite !) TB Avoda Zarah

La tradition juive fut aussi fortement influencée par les courants platoniciens qui considéraient les âmes comme prisonnières des corps et qu’elles ne pouvaient s’en échapper que par la pratique de l’ascèse. Cette influence d’ailleurs se retrouve, je pense, dans certains courants du christianisme où il faut mettre la bride au corps et considérer la sexualité comme une entrave à la relation avec le divin même quand il s’agit de procréation.

Alors qu’en est-il ? Comme toujours il faut aller au texte.

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